Travailleuses du sexe : le confinement les plongent dans la précarité

Travailleuses du sexe: le confinement lié à la crise sanitaire les plongent dans une extrême précarité car elles sont exclues de tout programme d'aide de L'État

Travailleuses du sexe : le confinement les plongent dans la précarité

Les travailleuses du sexe sont laissées pour compte et la situation de la crise sanitaire et des mesures de confinement ordonnées par le gouvernement Emmanuel Macron, les plongent dans une extrême précarité.

Aucun statut légal ne leur permet de pouvoir prétendre à des aides du gouvernement. Elles ont le terrible sentiment de ne plus exister.

Coronavirus et les travailleuses du sexe

Malheureusement leur statut particulier les empêche d'être reconnues par l'État et elle ne peuvent bénéficier d'aucune aide pendant la période du confinement.

Pour tenter de contourner ce vide dans la législation française, certaines prostituées se sont inscrites avec un statut d'auto- entrepreneur en déclarant des activités de soins esthétiques à domicile et soins aux personnes. 

Coronavirus et les travailleuses du sexe

Malgré tout il ne faut pas oublier que 80% des prostituées en France sont d'origine étrangères, et sont aussi très souvent embarquées dans des réseaux de traite des êtres humains et sont donc sans aucun statut officiel.

Il est bien évident que toutes ces femmes sont dans des situations pratiquement insolubles. 

Le "Mouvement Du Nid" présidé par Claire Quidet et l'association "Parapluie Rouge" interpellent les autorités du gouvernement pour obtenir un fonds d'urgence qui devrait être créé afin de ne pas laisser sombrer ces pauvres femmes et leur permettre de subsister en leur octroyant un revenu de remplacement en attendant la sortie du confinement. 

Coronavirus et les travailleuses du sexe

Le plus inquiétant est que certaines travailleuses du sexe se retrouvent contraintes de contourner et braver les mesures de confinement, uniquement non pas dans le but de braver l'interdiction, mais pour garder un moyen de réaliser un minimum de revenu et bel et bien pour survivre.

"Manque de nourriture, manque de produits d'hygiène de première nécessité. Également une carence dans les soins pour les enfants (lait, couches...)". Explique Claire Quidet via son association "Mouvement du Nid" et en appelle au soutien de l'État Français. 

Coronavirus et les travailleuses du sexe

"On arrive à leur faire parvenir des bons pour avoir accès à de la nourriture ou des colis. L’association met aussi en place des soutiens psychologiques par téléphone. On organise également des mises à l’abri, pour celles qui sont à la rue, qui n’ont pas de solution de logement" déclarait-elle.

Un autre sujet très grave la touche tout particulièrement concernant les violences faites aux femmes. "Par définition, il est très compliqué pour l’Etat d’indemniser une personne qui exerce une activité non déclarée telle que la prostitution"

Coronavirus et les travailleuses du sexe

Sachant malheureusement que Marlène Schiappa secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, n'a toujours pas donné de réponse positive aux associations de défense des prostituées.

"En ce moment, on parle beaucoup des femmes victimes de violences intraconjugales car on sait qu’il y a une recrudescence. On parle aussi des sans-abri mais personne ne parle des prostituées. Pourtant, elles en font partie des sans-abri et beaucoup sont des femmes victimes de violence. 

Coronavirus et les travailleuses du sexe

Il ne faut pas oublier aussi les travailleuses du sexe transgenres et migrantes qui font face à cette crise sanitaire sans précédent et qui sont en première ligne au niveau des risques de contagions liès à l'épidémie de coronavirus Covid-19. 

La prostituée reste dans l'esprit collectif, malheureusement une personne contaminente. Ce qui agrave de plus en plus leur situation actuelle désatreuse. Leur seul moyen aujourd'hui étant d'essayer de survivre en travaillante et en proposant des rapports sexuels et services sexuels virtuellement.