Covid-19 et la 3e guerre mondiale : accélérateur de conflits dans le monde? le vrai risque!

Covid-19 : La 3e guerre mondiale est en cours. Nous sommes face aux mêmes défis et aux mêmes enjeux que lors des deux guerres précédentes. Nous sommes actuellement en train d’organiser la résistance. C’est important.

Covid-19 et la 3e guerre mondiale : accélérateur de conflits dans le monde? le vrai risque!

Une 3e guerre mondiale? L’ennemi est bien identifié et il est extrêmement dangereux. Il possède des armes contre lesquelles nous ne sommes pas encore capables de réagir.

Il s’empare de pays les uns après les autres, en Europe encore, comme auparavant.

Covid-19 : risque de 3e guerre mondiale

La population mondiale était à l’écoute des nouvelles radiophoniques quotidiennement pour connaître l’évolution de la guerre. Nous sommes quotidiennement devant notre grand écran et sommes consternés en constatant l’efficacité fulgurante de l’ennemi.

Contrairement aux autres guerres où les pays alliés se rendaient sur les lieux pour aider à combattre l’ennemi, on nous demande aujourd’hui de rester chez nous et de ne plus nous déplacer, pour mieux combattre l’ennemi.

Codid-19 et risque de 3e guerre mondiale

Nous avions eu recours à la conscription pour renforcir notre armée. Nous utilisons les mêmes moyens en allant chercher le personnel médical à la retraite pour répondre aux besoins de plus en plus grandissants dans le domaine de la santé.

Lors de la conscription, les personnes mobilisées n’étaient pas formées pour le combat. Le personnel que nous mobilisons aujourd’hui est au contraire extrêmement bien formé.

On ne s’attendait pas à ce que les deux guerres précédentes soient si longues. Est-ce que la troisième sera aussi longue ? De combien de temps avons-nous besoin pour développer une arme capable de vaincre efficacement notre nouvel ennemi ?

Covid-19 : risque de guerre mondiale

Lors de la dernière guerre mondiale, on avait réussi à vaincre l’ennemi par un débarquement. Aujourd’hui, c’est en évitant les embarquements que nous réussirons peut-être à le vaincre.

Alors que le monde combat la pandémie, les parties doivent sortir de leur focalisation sur l'affrontement contre l'autre pour s'assurer que la population n'affrontera pas de risques encore plus grands, a réclamé dans un récent communiqué l'émissaire de l'ONU pour le Yémen, Martin Griffiths.

Jusqu'à présent, les pays dAfrique ne sont pas encore trop touchés par la Covid-19 et le nombre de cas, comparé à l'échelle connue en Chine ou Europe.

Une propagation dans ces pays en conflit, souvent très pauvres, pourrait avoir des conséquences ravageuses, les Nations unies craignant des « millions » de morts sans solidarité.

Covid-19 : risque de la 3e guerre mondiale

La 3e guerre mondiale serait-elle bactériologique?

Et sans forcément avantager l'un ou l'autre des belligérants, car la maladie serait incontrôlable, note un diplomate. La pandémie peut entraîner une aggravation des conflits, avec le risque d'exacerber la situation humanitaire, des mouvements de population, précise-t-il.

La maladie pourrait aussi réduire l'énergie des belligérants à combattre au cours des prochains mois, tempèrent certains experts.

Jeter leurs troupes dans la bataille exposera États et groupes violents non étatiques à la contamination et donc à des pertes humaines potentiellement catastrophiques, estime ainsi Robert Malley, président du centre de réflexion International Crisis Group, basé à Washington.

Covid-19 : risque de conflits internationaux

Selon lui, le virus diminuera très certainement la capacité et la volonté des États et du système international ONU, organisations régionales, de réfugiés, forces de maintien de la paix – à se vouer à la résolution ou la prévention des conflits.

Robert Malleyle 2 avril 2020 a égrené les obstacles, dans un entretien à l'AFP : accès aux zones limités, négociations dans des pays neutres difficiles à organiser, investissements financiers détournés... 

Quel gouvernement voudra investir dans la poursuite de la paix au Yémen, en Syrie, en Afghanistan, au Sahel ou ailleurs alors qu'il fait face à une crise économique, sociale et politique quasiment sans précédent? s'interroge-t-il.

Avec une attention médiatique concentrée sur la pandémie de coronavirus (Covid-19), ces conflits, aussi brutaux et violents soient-ils, deviendront pour beaucoup imperceptibles et inaudibles, juge Robert Malley.

Covid-19 : risque de guerre mondiale

À l'ONU, qui essaie tant bien que mal de faire front, des diplomates assurent que la surveillance de l'évolution des conflits et de la situation de pays en crise se poursuit.

Nous veillons à ce que le Conseil de sécurité joue son rôle vital dans le maintien de la paix et de la sécurité mondiales. La COVID-19 est le principal sujet mondial.

 Mais nous n'avons pas oublié la Syrie, la Libye, le Yémen, a affirmé dans un tweet l'ambassadeur par intérim britannique auprès de l'ONU, Jonathan Allen.

Établi à New York et spécialiste des Nations unies, Richard Gowan fait part de ses doutes : Des diplomates du Conseil de sécurité disent qu'il leur est difficile de maintenir l'attention de leurs capitales sur les dossiers onusiens.

Covid-19 : risque de conflits internationaux

Parmi les ONG s'occupant de la défense des droits de la personne, comme Human Rights Watch, l'inquiétude s'amplifie de voir des pans entiers d'actions et de pressions passer à la trappe.

Selon des diplomates, la publication d'un résumé d'un rapport onusien sur des bombardements d'hôpitaux en Syrie, attendue ces jours-ci, après avoir été plusieurs fois repoussée depuis le début de l'année, n'est désormais pas espérée avant avril.