Angela : le plan Marlène Schiappa en action contre le harcèlement de rue

Marlène Schiappa met en place son dispositif Angela qui entre action, afin de permettre aux femmes victimes de harcèlement de rue de pouvoir se réfugier très rapidement en sécurité.

Angela : le plan Marlène Schiappa en action contre le harcèlement de rue

Marlène Schiappa met en action son dispositif "Angela" au service des femmes qui se sentent en danger dans la rue. Ce plan va leur permettre de pouvoir se réfugier dans les cas de harcèlement de rue.

Angela le plan anti harcèlement de rue

En effet en l'absence de policiers au moment de cette forme d'agression, permettant de verbaliser en flagrant délit, les femmes auront la possibilité de se réfugier très rapidement.

La secrétaire d'État à l'Égalité hommes femmes explique en détail sur France Info, la mesure de son plan tant attendu.

Marlène Schiappa et le plan Angela

Ce dispositit Angela qui est déjà en place dans quelques villes françaises, donnera la possibilité aux femmes qui sont harcelées dans la rue et se sentant en danger, de trouver très vite un refuge dans différents commerces partenaires : restaurants, bars, commerces divers, centre commerciaux, pharmacies etc. Il leur suffira de dire "Où est Angela"

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Marlène Sciappa les femmes en sécurité avec Angela

"Je demande à voir Angela"

Marlène Schiappa explique : "Ce plan vise à aller plus loin et à mieux protéger les femmes face au harcèlement de rue. Pendant la période de confinement, on a vu qu'on pouvait développer de nouveaux endroits pour protéger les femmes des violences conjugales, avec les pharmacies, les centres commerciaux, les hypermarchés, etc.

Nous allons créer, avec ONU Femmes et leur dispositif HeForShe, un partenariat sur tout le territoire et avec un dispositif dont le principe est de rentrer et de demander Angela. Les femmes pourront rentrer dans tous les lieux labellisés  les bars, restaurants, mais ça peut être aussi des commerces, également des pharmacies  quant elles sont suivies, qu'elles se sentent en insécurité dans la rue et dire simplement "Je demande à voir Angela".

C'est quelque chose qui a été mis en place à l'initiative d'associations dans d'autres pays, notamment aux États-Unis, ça se fait déjà dans certains bars et ça a fait ses preuves. Cela permet de savoir où se réfugier pour les cas où il n'y aurait pas de policiers pour verbaliser en flagrant délit immédiatement".

Les femmes victimes de harcèlement de rue

Des lieux protégés

Comment les femmes menacées ou harcelées dans la rue pourront-elles savoir si le commerce participe au dispositif ?

Marlène Schiappa : "L'idée, c'est qu'on puisse élargir le partenariat le plus possible. On travaille à cet égard avec ONU Femmes, qui a déjà un partenariat avec des lieux qui sont déjà engagés. Et puis nous, nous allons réengager aussi les hypermarchés, les centres commerciaux déjà volontaires pendant le confinement.

Notre volonté, c'est de faire en sorte que ce réseau de lieux sûrs soit le plus large possible. Au début, on en aura peut-être 5, 10, 20, 50, et puis ensuite, ça ira plus loin. Sur les violences conjugales pendant le confinement, en à peine un mois et demi de dispositif, on a trouvé près d'une centaine de lieux partenaires sur tout le territoire qui étaient disposés à mettre à disposition un espace.

Là, il suffit juste de se porter volontaire. Je trouve que la société est de plus en plus engagée pour protéger les femmes face aux violences sexistes et sexuelles, donc j'ai confiance dans le fait que nous trouverons facilement des partenaires avec ONU Femmes".

Marlène Schiappa et son plan Angela

Comparution immédiate pour les récidivistes

Quelles seront les sanctions pénales que vous désirez durcir pour les harceleurs récidivistes ?

"Le harcèlement de rue est sanctionné par des contraventions qui vont de 90 à 1 500 euros, selon qu'il y ait des circonstances aggravantes ou des récidives. La circonstance aggravante, c'est par exemple lorsque la jeune fille, qui est harcelée, est mineure de moins de 15 ans.

Notre volonté, avec la ministre de Justice, c'est que le harcèlement de rue puisse désormais être traité en comparution immédiate par la justice en cas de récidive aggravée par des faits délictuels. Le prévenu sera retenu jusqu'à sa comparution, qui doit avoir lieu le jour même et il sera conduit sous escorte devant le tribunal.

C'est une manière de fortement adresser un message et de dire que l'institution judiciaire doit apporter une réponse forte et ferme à ces faits de harcèlement de rue".

Marlène Schiappa mesures anti harcèlement

La secrétaire d'Etat Marlène Schiappa, met ainsi en oeuvre le plan Angela qui lui tenait à coeur de mettre en place le plus rapidement et le plus efficacement possible.

Les femmes victimes de harcèlement, auront enfin un moyen simple rapide et le plus sécurisant possible. En effet la mesure devenait très urgente et très attendue par toutes les associations en faveur des femmes.

Ce fléau national doit impérativement redonner une certaine liberté à toutes les femmes, qui ont trop souvent la peur au ventre dans les rues des grandes villes et même ailleurs.