Une Jeune femme sauve des chevaux de l’abattoir

 

Les chevaux recueillis au refuge Flicka sont tous des rescapés de l’abattoir. Leur saint Bernard, c’est Jessy Gaume. Elle a créé une association pour avoir du soutien.

 

Des chevaux blessés, des chevaux que les propriétaires ne peuvent plus exploités car trop vieux ou malades, des chevaux de course qui ne font plus de bons chronos, des chevaux dont les propriétaires sont rincés, chevaux laissés sans soin. Tous étaient promis aux crochets d’une chaîne d’abattage. Tous ont été sauvés. Leur bonne étoile s’appelle Jessy Gaume, 23 ans.

 

« À l’âge de un an, mes parents m’ont offert un cheval. Puis un deuxième. Le troisième, Noria, allait partir à l’abattoir. C’était un ancien cheval de course. Il est toujours avec moi ».

 

«  Je les soigne, je les remets sur patte pour qu’ils puissent être adoptés »

 

C’est le point de départ d’un engagement, il y a dix ans. Elle a sauvé cent chevaux. En ce moment, vingt-cinq équidés ont trouvé refuge sur les 14 hectares dispersés sur les communes d’Avermes, Marigny et Neuvy. Il y a Voltéo arrivé cadavérique parce qu’il refusait de s’alimenter dans l’élevage où il était ; le poney Dyos souffrait d’un problème à la hanche et l’éleveur voulait se débarrasser de l’animal ; il y aussi Destin et Sissi achetés sur des foires dans la Creuse et le Cantal. « Dès lors que le cheval n’est plus utilisable, les propriétaires s’en débarrassaient ».

 

L’objectif de la jeune femme n’est pas de les garder jusqu’à la fin de leur vie. : « Je les soigne, je les remets sur patte pour qu’ils puissent être adoptés. Je les vends au prix que je les achète. Le contrat moral que je passe avec les adoptants est bien sûr qu’ils en prennent soin et qu’ils ne les vendent pas à un abattoir. Une fois par an, je leur rends visite ».

 

Association Flicka

 

Jusqu’alors seule en selle pour se rendre sur les foires, prendre contact avec des propriétaires ou répondre à leur demande, Jessy Gaume cherche du soutien. Elle a créée en septembre dernier l’association Flicka dont le siège est à Moulins. Son amie Laurène Carré en est la secrétaire et sa maman, Christine, la trésorière. Acheter des animaux, les soigner, les nourrir, louer les terres, cela a un coût, « entre 600 et 900 € par mois ». « Depuis toujours, mon salaire finance tout ça mais là, je suis au chômage. L’association va permettre d’avoir des adhérents et je l’espère, des dons en argent ou de la nourriture. J’aimerais aussi créer un emploi à temps plein pour s’occuper d’eux ». 

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