Un acte sexuel bizarre qui a récolté la vie des centaines d’hommes

Le sexe est une saine occupation, mais il arrive pourtant que certains ébats tournent à la catastrophe. Si vous pensiez avoir des relations sexuelles en toute sécurité, sachez que ce n'est très certainement pas le cas...

 

On affiche tous, le besoin d’aller toujours plus loin dans les pratiques sexuelles. Pour pimenter notre vie de couple, on veut la révolution sous la couette, histoire d'épater notre partenaire, mais à quel prix ?

 

 

Parlant de l’acte sexuel, proprement dit, les partenaires veulent toujours la nouveauté et essayent différentes astuces et techniques pour jouir d’orgasmes puissants qui les feront monter au septième ciel. Or, parfois, certaines pratiques assez bizarres sont très dangereuses voire mortelles comme c’est le cas de l’auto-asphyxie érotique qui a été fatale pour des centaines d’hommes. Zoom sur cet acte mortel.

 

Vous ne le saviez peut-être pas, mais certaines pratiques sexuelles parmi les plus en vogue comportent de gros risques...

 

Si vous pensiez faire l'amour en toute sécurité, c'est que vous êtes très mal informée sur le sujet. Certaines pratiques parfois plus que banales, peuvent être responsables de terribles accidents... La mort. 

 

Lisez attentivement cette liste, elle vous permettra de rester vigilants lorsque vous abordez certaines positions ou pratiques en apparences banales.

 

Qu’est-ce que l’auto-asphyxie érotique ?


L’auto-asphyxie érotique ou asphyxiophilie est un acte qui combine généralement la masturbation avec une privation volontaire d’oxygène. En nouant une corde ou une ceinture autour du cou, en se comprimant la poitrine ou en se couvrant le visage avec un sac en plastique, les adeptes de cette technique réduisent l’apport en oxygène qui arrive au cerveau, ce qui provoque une sensation d’étourdissement, et selon eux, une intensification de l’orgasme.

Ses origines


Les origines de cette pratique remontent au début du 17ème siècle, où elle a été utilisée pour traiter l’impuissance sexuelle. À cette époque, on avait remarqué que les pendus présentaient une érection qui pouvait durer jusqu’à plusieurs heures après leur mort, et même à une éjaculation. Or, le lien établi entre le manque d’oxygène et l’augmentation du plaisir n’a pas de preuve scientifique. Cette éjaculation est due à un relâchement musculaire, pas très pratique pendant le rapport sexuel.

Des risques accrus


Qui sait à l’avance le temps qu’il lui faudra pour arriver à l’orgasme ? Personne. C’est l’une des raisons pour lesquelles l’asphyxie érotique est dangereuse. Un manque d’oxygène prolongé peut conduire à une perte de connaissance, ce qui prolonge encore plus la durée pendant laquelle le corps manque d’oxygène, ce qui conduit à terme au décès. Quand cette pratique est faite en couple, la présence du partenaire représente un élément protecteur contre ce genre d’accident, à condition bien sûr qu’il ne soit pas drogué ou ivre, ou qu’il ait l’intention de laisser l’autre mourir. Mais quand elle essayée alors que la personne est seule, le risque reste très important, même quand celle-ci prévoit des ciseaux pour couper la corde utilisée ou autre. La personne peut devenir tellement faible et étourdie qu’elle n’arrive plus à se libérer.

Un impact sur la santé


Le manque d’oxygène engendré par cette pratique, même chez les personnes qui ont eu la chance de ne pas y succomber, est à l’origine de plusieurs séquelles. En effet, une mauvaise oxygénation du corps et du cerveau peuvent conduire à un endommagement permanent des tissus du corps et des cellules au niveau du cerveau, ainsi qu’à une paralysie ou une crise cardiaque.

Quelques statistiques


Même s’il est parfois difficile de faire la différence entre les cas de suicide et d’auto-asphyxie érotique, les statistiques ont montré que cette pratique était responsable du décès de 250 à 1 000 hommes par an aux États-Unis, et plusieurs cas de décès ont également été reportés un peu partout dans le monde, notamment au Japon, en Allemagne et en Scandinavie.

Une étude menée au Minnesota, aux États-Unis, et qui a été échelonnée sur 10 ans, a montré que 31% des cas de décès par pendaison des adolescents étaient liés à l’asphyxiophilie.

Prévention


Cette pratique irresponsable connaît un grand succès parmi les jeunes âgés entre 12 et 25 ans, tentés par les nouvelles expériences et qui n’hésitent pas à les essayer. D’ailleurs, ce jeu érotique est un peu similaire au fameux « jeu du foulard » qui a, lui aussi, ôté la vie à plusieurs enfants. Le meilleur moyen serait donc de donner à ses enfants une éducation sexuelle correcte et à leur parler ouvertement du non-fondé de cette pratique ainsi que de ses dangers. Aucun orgasme, quelle que soit son intensité, ne mérite de risquer sa vie pour lui.

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