Tout le monde pète. Mais voici 9 choses très surprenantes sur les flatulences, que vous ne saviez probablement pas !

Que vous essayiez de le cacher ou non, vous pétez. Tout le monde pète. C’est comme ça.
 

Mais même si c’est une chose incroyablement banale et routinière — un être humain moyen pète entre 10 et 20 fois par jour — il y a bien des choses sur les pets que vous ne savez peut-être pas.
 

En effectuant des recherches sur le microbiome (toutes ces bactéries à la biodiversité fascinante, qui grouillent par milliards à l’intérieur de votre corps) les scientifiques ont appris toutes sortes de choses intéressantes sur les petits organismes qui produisent ce fameux gaz, nichés au creux de nos intestins.
 

Voici 9 choses super importantes à savoir sur les flatulences.


 

1.  Vous produisez en moyenne entre 500 et 1,500 mililitres de gaz par jour, que vous évacuez en 10 à 20 pets

 

Eh oui ! ça fait probablement plus de pets que ce que vous imaginiez, mais sachez que ça a été mesuré dans des études rigoureusement contrôlées. Cela est dû aux bactéries qui squattent votre côlon et qui mangent la majeure partie des aliments que vous ingérez.

En fait, il y a une bonne partie des trucs qui composent les choses que l’on mange, notamment les carbohydrates, que notre corps est tout simplement incapable de digérer, faute d’enzymes spécialisées. Du coup, les microbes en profitent pour manger gratos, tout en nous aidant à évacuer ces déchets, c’est gagnant-gagnant. Par contre, en retour, ils produisent du gaz lorsqu’ils digèrent ces aliments.

Voilà pourquoi les haricots (riches en carbohydrates) font péter, alors que d’autres aliments non. Suivant ce que vous mangez, et suivant les caractéristiques de votre flore bactérienne, vous pouvez donc péter entre 500 et 1,500 ml de gaz par jour !

 

2. 99% du gaz que vous produisez ne sent absolument rien

 

Non, ce n’est pas une blague. C’est même la raison pour laquelle vous avez probablement été surpris par le point précédent : on ne se rend souvent même pas compte que l’on pète, car le gaz qui constituent nos flatulences sont presque entièrement inodores.

En fait, ce qui provoque vraiment la senteur caractéristique des pets, c’est le souffre. Et cela constitue à peine 1% des gaz que nous évacuons ! Ceci dit, certains aliments ont tendance à produire plus de gaz sulfureux, donc à produire des pets qui sentent plus fort. C’est le cas des oignons, choux de Bruxelles, des haricots, du brocoli…

 

3. Les sodas, la bière et les chewing-gums peuvent vous faire péter plus.


En plus des gaz produits par les bactéries, une bonne partie de vos pets est simplement constituée d’air, que vous avez avalé sans faire exprès. Bien sûr, ça ne sent rien — c’est surtout de l’hydrogène et de l’oxygène — par contre ça fait le même bruit quand ça sort…

On avale de l’air lorsqu’on dort, mais aussi en buvant des boissons gazeuses (puisqu’on avale aussi le gaz de ces boissons) et en mâchant du chewing-gum.

 

4. Les pets sont la preuve que vous avez un écosystème sain, riche et complexe dans vos intestins.


La société moderne perçoit les flatulences comme une chose négative et honteuse. C’est bien dommage, car c’est en réalité la simple conséquence d’une chose absolument magnifique — la présence d’un véritable petit monde à l’intérieur de nous, constitué d’un écosystème riche et complexe, qui nous permet aussi de vivre.

Oui, vos intestins sont une véritable jungle miniature, que vous emportez partout avec vous. Ainsi, certaines bactéries se nourrissent d’autres bactéries. D’autres se nourrissent de ce que vous ingérez, et d’autres encore se nourrissent des aliments ainsi transformés par les premières.

Et le mieux dans tout ça, c’est que vous aussi vous en tirez des bénéfices. Les scientifiques sont loin d’avoir tout découvert sur le rôle de la digestion microbienne, mais on sait déjà que ces mêmes bactéries qui vous font péter produisent aussi des vitamines et des acides gras qui nous permettent de garder l’intérieur de nos intestins en forme, et favorisent notre système immunitaire. Alors, soyons fiers de nos pets !

 

5.  Il y a une raison très simple qui explique pourquoi vous tolérez l’odeur de vos propres pets, mais pas ceux des autres.


C’est la même raison pour laquelle vous remarquez immédiatement une odeur différente en entrant dans la maison de quelqu’un d’autre, mais que vous ne percevez pas les odeurs chez vous : au fil du temps, on s’habitue aux odeurs, au point qu’on ne les remarque presque plus.

Le fait que l’on apprécie ou non une odeur est aussi intimement lié à notre mental : On apprend même à apprécier certains goûts avec le temps, c’est pourquoi on finit par rechercher le goût amer du café à force d’en boire, ou bien le goût typique d’un camembert bien coulant. Ces odeurs ne sont pas plaisantes “à la base”, mais on finit par les aimer à force d’y être confronté.

C’est pourquoi vous vous habituez au mélange d’odeurs caractéristiques et uniques qui sont produites par votre flore intestinale, et qui ne seront jamais tout à fait les mêmes que celles des autres.

Résultat, vos pets n’ont pas le même effet sur vous — même si ils sentiront toujours aussi mauvais pour votre entourage...

 

6. Oui, on peut enflammer un pet avec un briquet.


Comme les flatulences sont en grande partie composées de gaz inflammables, tels que le méthane et l’hydrogène, elles peuvent s’enflammer brièvement.

Nous ne vous recommandons pas de tenter l’expérience, car le risque de retour de flamme peut causer des accidents bêtes, et surtout très douloureux. Mais si vous voulez absolument voir comment ça fait,cette vidéo devrait faire l’affaire !

 

7. Non, vous ne pouvez pas vous retenir de péter jusqu’à ce que ça “disparaisse”.


Ça devrait paraître logique, mais étrangement, des gens se posent vraiment la question. C’est vrai que parfois, après s’être retenu de péter pendant un moment pour des raisons sociales, on finit par avoir l’impression qu’il a disparu.

Cependant, c’est rigoureusement impossible. Vous pouvez avoir “l’impression” que l’envie de péter vous passe, parce que vous arrêtez d’en avoir conscience, et que votre pet fuit petit à petit, mais les lois physiques qui gouvernent les pets sont malheureusement inflexibles : Un pet est une bulle de gaz, et cette bulle n’a pas vraiment d’autre endroit où aller que de sortir par votre anus.

 

8. Les médicaments contre les pets et les ballonnements fonctionnent en affamant les bactéries responsables des flatulences.


Juste au cas où vous vous posiez la question : Vous connaissez ces médicaments qui permettent d’empêcher les flatulences ? Eh bien, ils fonctionnent vraiment en empêchant la production de gaz, et leur mode d’action est très simple : ces médicaments contiennent des enzymes qui permettent de couper les carbohydrates complexes en molécules plus courtes et plus simples, qui sont beaucoup plus faciles à digérer. Résultat, les aliments sont digérés dans l’intestin grêle, au lieu de débarquer dans le gros intestin, là où les bactéries les auraient attendu pour s’occuper d’eux (et accessoirement produire du gaz).

Cependant, cela peut aussi vous causer des problèmes si vous en abusez… et voici pourquoi :

 

9. Nous devons prendre soin des bactéries responsables de nos pets, comme la prunelle de nos yeux.


Oui, affamer quotidiennement ces bactéries sans raison n’est pas du tout une bonne idée. En fait, pour la grande majorité des personnes, essayer activement de limiter la production de pets n’est pas nécessaire, et peut même être dangereux. La quantité de gaz que vous produisez n’est autre que le résultat de l’addition entre ce que vous mangez et la quantité de bactéries que vous avez en vous, et mis à part si vous avez de véritables problèmes de santé — comme des ballonnements anormaux ou douloureux — ce n’est pas du tout une bonne idée de vouloir interférer, en prenant ce genre de médicaments.

Les carbohydrates sont nécessaires, à la fois pour notre corps et aussi pour la survie des bactéries dans notre estomac. Et il ne faut pas essayer de les affamer, de les tuer ou de réduire le nombre de ces bactéries, sauf si il y a une très bonne raison à cela.

En d’autres termes, la diversité de notre flore intestinale est d’une importance cruciale pour notre bonne santé, elle nous permet de digérer les aliments convenablement, d’éviter certaines maladies, de protéger nos parois intérieures et de faciliter le transit. Bref, il faut leur dire merci, et surtout en prendre bien soin !

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