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Mauvaise nouvelle pour toutes celles qui ont le don envié de couler comme des fontaines, et aussi pour tous les « sourciers » qui se targuent de trouver à coup sûr la source mystérieuse : c’est notre vessie qui est responsable de ces jaillissements incontrôlés. Un gynécologue l’affirme, preuves scientifiques à l’appui.

Les femmes fontaines : un mythe s’effondre

Oh vous, femmes fontaines, qui avez le pouvoir d’arroser vos partenaires d’abord surpris, puis ravis… ! Et vous camarades sourciers, qui aimez déclencher le torrent impétueux de vos partenaires… La science s’est penchée sur le phénomène. On en sait maintenant un peu plus.

 Le dr Samuel Salam est gynécologue, andrologue, et titulaire d’un DIU de sexologie. Il a écrit avec Pierre Desvaux  un livre intitulé « Femmes fontaines et éjaculation féminine : mythes, controverses et réalité » (ed du cherche midi, pour l’instant en version numérique) sur « ce sujet millénaire, lesfemmes fontaines, qui fascinent depuis toujours, et sur lesquelles existent très peu d’études. » Pour ce faire, le gynécologue a monté un protocole d’étude rigoureux et recruté sept  participantes, « toutes consentantes ».  « Des femmes fontaines automatiques » précise t-il. Automatiques ? Cela signifie qu’elles peuvent déclencher seules, sous l’effet de l’excitation, l’écoulement fatal ; alors que les non automatiques, elle, ont besoin de l’aide digitale de leur partenaire.

Après avoir subi un interrogatoire médical, on a échographié les volontaires, puis on leur a demandé «  de vider leur vessie  pour une analyse, de subir une seconde échographie, ensuite de se stimuler sexuellement, et de nous rappeler après le jaillissement ; là, on récupérait le liquide pour l’analyser, et on leur faisait une troisième échographie ». Il y a donc eu en tout trois échographies, et trois prélèvements. Et qu’a -t-on vu à l’échographie ? « Que la vessie se remplissait au bout de 30 minutes d’excitation sexuelle ». Et qu’après émission du « liquide fontaine », la vessie était vide. » La démonstration coule de source, si l’on ose dire.  

Certains esprits critiques feront remarquer que le « liquide fontaine » ne sent pas l’urine, mais plutôt « l’eau de mer » selon les mots d’un sourcier : « Oui, mais on ne connaît pas la physiologie du rein pendant l’acte. Il doit travailler plus, c’est peut-être plus dilué… » répond le spécialiste. « Et puis cela dépend de ce que l’on a bu avant… »

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