Le cri d'une mère : "il a tué ma fille, et pourtant, lui est libre" - Page 1/3

Violences conjugales, le cri d&une mère : "il a tué ma fille, et pourtant, lui est libre"

L'enfer, elle le vit tous les jours. Chaque minute depuis ce 28 décembre 2008. Ce matin là, Carole Giraud est en vacances à la montagne. Deux policiers frappent alors à sa porte et lui annoncent de but en blanc le décès de sa fille, Sarah, 19 ans. Cette jeune femme, employée d'une parfumerie du centre de Toulouse, a été retrouvée morte, la nuit précédente, dans l'appartement de son petit ami.

C'est la jeune soeur de la victime, Rachel, 15 ans à l'époque des faits, qui fait la macabre découverte. " Dans la nuit de samedi à dimanche, elle s’était rendue dans l’appartement de Mickaël, elle y avait découvert le corps de sa sœur, dénudée, allongée sur le sol, morte. Quand je suis arrivée au commissariat, le temps s’est suspendu. Un homme que je ne connaissais pas s’est approché de moi et a déclaré : ce n'est pas votre fille qui devrait être là où elle est, c'est mon fils qui devrait être accroché au bout d’une corde. Sur le coup, je n’ai rien compris. Puis, j’ai réalisé que l’homme devant moi n’était autre que le père de Mickaël. "

Les premières conclusions évoquent un suicide, par intoxication médicamenteuse. Mais Carole Giraud n'y croit pas. Elle sait que cet homme de 23 ans est violent et qu'il frappe sa fille. Elle a vu, déjà, sur les  bras de sa fille des marques sans équivoque, même si la jeune femme avait alors nié, pour la rassurer. " Sur le corps tuméfié de ma fille, des traces de strangulation, des mèches de cheveux arrachées, des traces de coups: rien qui ne témoignait d'un suicide médicamenteux. Il fallait que cela se sache", explique-t-elle lorsque, de retour à Toulouse et après plusieurs jours, elle peut enfin voir le corps de Sarah, à la morgue.

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