Finis les corps maigres à l'excès et les retouches Photoshop sans vergogne dans le mannequinat français : une loi vient d'être votée pour y mettre fin !

Jeudi 17 décembre, les députés français ont ENFIN adopté une loi rendant obligatoire la présentation d’un certificat médical spécifique pour les mannequins exerçant professionnellement. Autre point important du texte : la mention « photo retouchée » devra désormais accompagner toute photo ou book photo retouché.

@au.lifestyle

 

« L’état de santé du mannequin, évalué notamment au regard de l’indice de masse corporelle de la personne concernée, devra être compatible avec l’exercice de son métier. »


Toute infraction à cet article est passible de six mois d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende.

Par le passé, dans une précédente version du texte, un indice de masse corporelle minimal (IMC) était imposé aux mannequins. Une proposition trop simpliste qui n’a pas été retenue. Désormais, le médecin du travail retrouve une importance de premier ordre et son examen des capacités physiques des modèles est approfondi : la morphologie, le sexe, l’âge, l’histoire alimentaire ou la recherche d’absence de menstruation sont examinés de près.

@vs-models


Autre mesure ratifiée donc : un article stipulant que les photographies de mannequins dont l’apparence corporelle a été modifiée « afin d’affiner ou d’épaissir la silhouette » doivent être accompagnées de la mention « Photographie retouchée ».

Dans cette même veine, une proposition visait directement les sites internet dits « pro-ana » (pro-anorexie) à propos de l’incitation à la maigreur excessive. Une proposition finalement supprimée du projet de loi.

En effet, elle avait suscité une réaction très hostile des professionnels de la mode. Mais aussi de la part des associations de prévention et de lutte contre les troubles alimentaires. À noter que l’infraction aurait pu être passible d’un an de prison et de 10 000 euros d’amende. Parallèlement, Catherine Lemorton, présidente socialiste de la commission des Affaires sociales, avait insisté sur ce point en soulignant qu’ « une récente étude scientifique avait montré que les auteurs des sites web visés par cette proposition souffraient eux-mêmes de troubles du comportement alimentaire » et que cela pourraitencore plus les fragiliser s’ils étaient amenés à être puni pénalement aussi lourdement.

@tigerdroppings


À noter qu’entre 30 et 40 000 personnes, des jeunes adolescentes dans 90% des cas, souffrent d’anorexie mentale en France : une pathologie psychiatrique parmi les plus mortelles !

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