Endométriose elle a vécu un calvaire, voici son témoignage... - Page 1/2

Témoignage : "Endométriose, j&ai vécu un calvaire"

Règles douloureuses, mal au ventre permanent, Manon, 31 ans, confie ses années de souffrance avant son retour à la vie. Comme elle, une femme sur sept est atteinte.

"Ma maladie n'est pas mortelle, pourtant elle m'a tuée à petit feu jusqu'à ce que je sois enfin diagnostiquée, à 28 ans. Cela a débuté à 19 ans : avoir mes règles est alors devenu un calvaire. J’avais des douleurs atroces irradiant tout le bassin. Mais les médecins ne trouvaient rien d'anormal, me traitaient de douillette, ou me sermonnaient : "Vous vous écoutez trop !" ou "Ça se mérite d'être une femme" ou encore "Patience, ça passera quand vous aurez votre premier enfant". J’ai donc pris sur moi et les médicaments anti-inflammatoires sont devenus mes "meilleurs amis". Le temps passant, j'ai fini par m'en bourrer le mois entier, et plus seulement pendant les règles, car faute d'avoir été dépistée tôt, des adhérences se sont développées entre mes organes à partir des fragments d'endomètre, ainsi que des kystes à un ovaire et plusieurs nodules, notamment dans la vessie. Uriner me donnait parfois envie d'hurler… Jusqu’au jour où les rapports sexuels sont devenus ma hantise, car le moindre mouvement fait souffrir, vu que cela comprime ou heurte les nodules et les kystes, mais ça je l'ignorais... J'ai pensé avoir un blocage psy ou une malformation génitale et j'ai redouté que Marc, aujourd'hui mon mari, me quitte à force de me voir différer nos câlins. Mon salut, je le dois à une interne en chirurgie gynécologique. Elle était de garde une nuit, où je suis arrivée à l'hôpital déchirée de douleur. Où en serais-je sans elle? Elle a enfin posé le bon diagnostic. J’ai eu deux opérations pour extraire les fragments d’endomètre des zones les plus douloureuses et j’enchaîne mes plaquettes de pilule pour ne plus avoir de règles. La vie a repris le dessus, même si j'ai encore des douleurs, car la chirurgie ne peut pas retirer tous les fragments et nodules. Mais c’est déjà un énorme soulagement. Et je suis optimiste : d'ici deux ans, on fera une FIVpour avoir un bébé, car mes trompes sont abîmées, mais j'ai l’espoir d'être maman."

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