Cette fille cherche-t-elle à se faire violer ? Les préjugés véhiculés par la société qu'on entend dans la vidéo font froid dans le dos...

Suite au sondage Ipsos qui révélait la gravité de la culture du viol en France, des étudiantes ont décidé de réaliser une expérimentation sociale en pleine rue avec une question primordiale : « Ma façon de m’habiller mérite-t-elle de me faire agresser ? »


Il y a un mois de cela, on vous relayait les résultats choquants d’un sondage sur la culture du viol en France. L’étude menée par Ipsos mettait notamment en lumière que 27% des Français considéraient les victimes de viol comme responsables de leur sort lorsqu’elles portent une tenue sexy. Un chiffre alarmant qui n’a pas laissé indifférent un groupe de neuf étudiantes lyonnaises.

 

Une expérimentation sociale qui confirme la réalité du sondage


De passage à Dijon, ces étudiantes ont repris les résultats du sondage pour mieux s’apercevoir de la réalité en pleine rue : « Le but de l’exercice était de nous confronter à l’entrepreneuriat : réaliser un projet de A à Z. On avait deux jours pour faire quelque chose qui allait toucher le plus de personnes possible. Il fallait que les gens en parlent en rentrant chez eux » explique l’une d’elles.


La vidéo, que vous pouvez voir ci-dessous, commence par une fille qui s’avance et qui laisse tomber son écharpe, n’étant vêtue que d’une jupe et d’un soutien-gorge. Une seconde arrive, habillée avec un haut en plus, laisse entrevoir son nombril. Elles portent ensemble une pancarte interrogeant : « Ma façon de m’habiller mérite-t-elle de me faire agresser ? »

 

 

La question est posée ! Les autres étudiantes se tiennent alors à leurs côtés, portant d’autres pancartes où l’on peut lire deux résultats surprenants issus du sondage Ipsos. Une autre pancarte invite les passants à coller un post-it sur celle qu’ils trouvent la plus provocante. Les passants, mis à contribution, n’avaient plus qu’à faire connaître leur réponse en collant un post-it sur la fille de leur choix. Naturellement, la fille la moins vêtue s’est retrouvée la plus couverte de post-it.

 

Des témoignages féminins très surprenants


En fond sonore, on peut alors entendre les témoignages des passants. Ce qui interpelle le plus, c’est que ce sont des filles, pour la plupart, qui fustigent le côté provocateur de la femme recouverte de post-it. Au contraire, des dames plus âgées ne semblent pas du tout choquées par la tenue légère de la fille en question. Par ailleurs, certains passants collent même des post-it sur les pancartes décrivant les résultats du sondage. Car pour quelques personnes, ce qui est le plus choquant, ce sont bien ces chiffres dénonçant la culture du viol. Logique !


Après cette expérimentation sociale, les étudiantes ont notamment réalisé la véracité troublante du sondage qu’elles avaient lu : « Avant de se lancer dans le projet, on se disait que le sondage était truqué, 27%, c’était tellement… On est restées une demi-heure de bout dans la rue et ça nous a suffi pour nous rendre compte que c’était vrai. »


Incroyable cette expérience, n’est-ce pas ?

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