Ces 13 enfants syriens dorment dans les pires conditions, c'est déchirant

Votre coeur va se serrer dans votre poitrine

Le photojournaliste Magnus Wennman a voyagé au Moyen Orient et plutôt que de rentrer directement chez lui en Suède, il a visité de nombreux camps de réfugiés un peu partout sur la route. Il nous est revenu avec une série de photographies intitulée "Where the Children Sleep" ("Où les enfants dorment").

Grâce à lui, on peut se rendre compte de l'horreur des conditions dans lesquelles vivent des milliers de familles et ces pauvres enfants dont le destin est d'ores et déjà brisé. Dans cette guerre entre adultes, les enfants sont doublement innocents...

Amir, 20 mois, Liban

enfant apeuré

Source photo : Magnus Wennman

Amir est né réfugié. Sa mère est persuadée qu'il est né déjà traumatisé par les événements. Il ne parle pas mais il rit et joue avec ce qu'il trouve. Depuis sa naissance, il ne connait que la tente dans laquelle vit sa famille et la terre aride du camp. 

Lamar, 5 ans, Serbie 

enfant lit forêt

Source photo : Magnus Wennman

Lamar dort dans un camp de fortune en pleine forêt, à proximité de la frontière hongroise. Il a froid, il est triste, ses jouets (un train et un ballon de foot) sont restés à Bagdad et lui manquent. Mais désormais, il y a les bombes et il a fallu partir. 

Abdullah, 5 ans, Serbie 

enfant matelas

Source photo : Magnus Wennman

Cela fait deux jours qu'il dort dehors, à proximité de la gare de Belgrade. En Syrie, il a vu sa soeur mourir sous ses yeux. Abdullah a une maladie sanguine. Sa santé n'est pas au mieux, mais sa mère n'a pas les moyens de lui payer des médicaments. 

Ahmed, 6 ans, Serbie 

enfant endormi

Source photo : Magnus Wennman

Il est minuit quand Ahmed s'endort dans l'herbe. A côté, les adultes discutent encore sur comment ne pas se faire ficher par les autorités. C'est son oncle qui s'occupe de lui depuis la mort de son père, et dit qu'il est très brave même s'il craque parfois, la nuit. 

Maram, 8 ans, Jordanie

fille allongée

Source photo : Magnus Wennman

Un tir de rocket a détruit sa maison et Maram est tombée dans le coma à cause d'un traumatisme cranien. Elle a été transportée dans un hôpital du coin, puis dans un autre en Jordanie. Elle a finalement repris connaissance mais sa mâchoire est cassée et elle ne peut plus parler. 

Ralia et Rahaf, 7 ans et 13 ans, Liban

enfantd dodo

Source photo : Magnus Wennman

Elles vivent dans les rues de Beyrouth depuis qu'une grenade a détruit leur maison et tué leur mère et leur frère. Leur père les accompagne et cela fait un an qu'elles vivent comme cela. Elles ont très peur des "mauvais garçons". 

Moyad, 5 ans, Jordanie 

enfant allongé

Source photo : Magnus Wennman

Moyad et sa mère partaient faire des courses lorsqu'un taxi piégé a explosé près d'eux. La maman est morte sur le coup. Moyad a été transféré en Jordanie pour être soigné. Il a des éclats d'obus logés dans la tête, le bassin et le dos. 

Walaa, 5 ansenfant pleurs

Source photo : Magnus Wennman

Avant, Walaa dormait bien. Mais depuis l'attaque, qui a eu lieu en pleine nuit, elle n'arrive plus à dormir. Désormais, elle est loin du conflit et sa mère tente de la rassurer tous les soirs en lui construisant des cabanes en coussins. Mais cela ne fonctionne pas encore... 

Ahmad, 7 ans, Serbie 

enfant qui dort dans la rue

Source photo : Magnus Wennman

Ahmad a lui aussi été réveillé par une attaque et a même été touché à la tête par une balle. Il a survécu, son petit frère n'a pas eu cette chance. La famille a fui la guerre et se trouve désormais en Serbie avec des centaines d'autres familles. Ils espèrent passer en Hongrie. Depuis leur départ de Syrie, 16 jours plus tôt, ils dorment dans la rue, dans la forêt, dans des abribus...

Shiraz, 9 ans, Turquie

enfant choqué

Source photo : Magnus Wennman

Shiraz a la polio. Quand la guerre est arrivé aux portes de sa maison, sa maman Leila l'a enveloppée dans une étoffe et l'a portée sur les chemins, jusqu'en Turquie. Dans le camp de réfugiés où elles vivent maitenant, Shiraz reste jour et nuit allongée dans un berceau en bois. Elle ne peut ni bouger ni parler. 

Shehd, 7 ans

fillette endormie

Source photo : Magnus Wennman

La petite Sheld adore dessiner. Mais depuis quelques semaines, elle ne dessine plus rien, à part des armes à feu. Elle n'a plus goût à rien, ne joue plus et se sent très mal. Le voyage l'épuise, dormir dans les rues ne lui plait pas. Sa famille a même du mal à se nourrir. S'ils avaient su à quel point la vie serait dure durant ce voyage, ils auraient peut-être pris de risque de vivre la guerre en Syrie.

Juliana, 2 ans, Serbie

couvertures

Source photo : Magnus Wennman

Il fait 34°C. Les mouches empêchent Juliana de dormir. Cela fait deux jours que sa famille marche à travers la Serbie. Leur voyage dure déjà depuis 3 mois. A quelques mètres de là, il y a un mur et une barricade avec des barbelés. De l'autre côté, la Hongrie, où la famille de Juliana rêve de passer. 

Farah, 2 ans, Jordanie 

enfant apeurée

Source photo : Magnus Wennman

Farah adore le football. Alors, tous les jours, son papa essaie de fabriquer un ballon avec ce qu'il trouve. Mais ces ballons ne durent jamais très longtemps. Chaque jour, l'espoir prend la forme d'un ballon de foot pour Farah et sa famille.

Selon des statistiques récentes, plus de 10 millions de Syriens ont déjà fui leurs terres depuis le début de la guerre civile en Syrie, en 2011. La plupart vit dans des camps de réfugiés entre le Liban, la Turquie et la Jordanie. D'autres ont tenté leur chance en Europe, mais les frontières se ferment peu à peu, les laissant dans une situation totalement inhumaine. 

On ne peut que souhaiter que ces quelques portraits feront la lumière sur les conditions atroces dans lesquelles vivent ces familles qui ont tout perdu et débloqueront les aides au plus haut niveau national, européen et international. 

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