Attentats de Bruxelles : Alphonse Youla, un employé héroïque ! - Page 1/2

 

Alors que les terroristes aimeraient nous plonger dans la terreur et la pénombre, des hommes et des femmes redorent à chaque fois le blason de notre humanité. Ces hommes et ces femmes, ce sont tous ces héros qui, au milieu du chaos et de la stupéfaction tendent la main aux victimes. Ceux là doivent être mis dans la lumière.

 

Dernier exemple en date : Alphonse Youla. Il y a deux jours, lors des attentats perpétrés à Bruxelles, cet employé de l’aéroport de Zaventem n’a pas hésité à secourir plusieurs personnes blessées par les explosions. Un homme à la fois ordinaire… et exemplaire.

Voici Alphonse Youla, 40 ans, quelques instants après le drame.

 

En principe, le rôle d’Alphonse Youla consiste à emballer les bagages des voyageurs mais, ce 22 mars, il est largement sorti de sa fonction. Courageusement.

Tout a commencé par les deux détonations successives dans le hall de départ :

“J’ai entendu deux explosions… la deuxième était énormément forte. J’ai entendu un homme crier, parler dans une langue arabe. Dès qu’il avait fini, il y a eu une détonation… énorme.”

Aussitôt, c’est la stupeur… et la panique. Des gens sont morts, d’autres sont blessés, certains sont hagards…

 

“Il y avait vraiment beaucoup de blessés, beaucoup de panique. Tout le monde courait de gauche à droite… Je voyais des corps gisant sur ​​le sol avec beaucoup de sang, ils étaient inanimés.”

Malgré ce terrible tableau Alphonse Youla, a gardé la tête froide. Réalisant immédiatement qu’il s’agissait d’un attentat, son premier réflexe a été de trouver une cachette pour se mettre à l’abri. Mais, rapidement, son devoir l’a appelé ailleurs :

“Je suis allé me cacher sous mon stand, j’ai trouvé une personne à terre, elle ne bougeait pas, elle avait trop de sang. Il y avait aussi une dame, couchée vers l’escalator de derrière, j’ai remonté ses deux jambes pour stopper un peu l’hémorragie.”

 

Un premier geste qui en a entraîné beaucoup d’autres. Alphonse Youla est spontanément allé à la rencontre des blessés qui, autour de lui, pouvaient avoir besoin d’aide. Il en a même transporté plusieurs pour les éloigner du danger.

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