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Antihistaminiques : comment agissent-ils contre les allergies ?

Pollensacariens, poils de chien, arachideslait de vache… De très nombreux Français souffrent d'allergie. Nez qui coule, yeux rougis, œdèmes... Pour venir à bout de ces symptômes gênants, les médicaments antihistaminiques sont devenus des incontournables de nos pharmacies. Mais comment fonctionnent-ils ? Ont-ils des effets indésirables ? Quand faut-il en prendre ?

 

Une histoire d'histamine

Comme leur appellation le laisse entendre, les antihistaminiques constituent une classe médicamenteuse permettant d'agir sur l'histamine. Ce neuromédiateur est très largement connu pour son rôle central dans la mise en œuvre du processus inflammatoire et du mécanisme de l'allergie. Synthétisée via l'histidine, cette molécule spécifique est stockée dans les mastocytes qui sont des cellules immunitaires. En présence d'une attaque extérieure, l'histamine est libérée. Celle-ci va alors se fixer soit sur des récepteurs de type 1 (H1), soit sur des récepteurs de type 2 (H2). Dans le cadre de l'allergie, ce sont les récepteurs H1 qui nous intéressent puisque ce sont eux qui sont impliqués dans le processus de l'inflammation. C'est en les inhibant que les antihistaminiques vont atténuer l'allergie.

 

A quoi servent les récepteurs H1 ?

En se fixant sur les récepteurs H1, l'histamine va engager une réponse immunitaire de l'organisme face à un agent pathogène qui, dans le cadre de l'allergie, est un allergène. La réaction immunitaire est ainsi enclenchée, d'une part, au niveau vasculaire au travers de la libération des globules blancs et, d'autre part, sur le plan musculaire avec une contraction des fibres musculaires des bronches et de l'appareil digestif. L'histamine attachée à son récepteur permet également d'accroître l'état de vigilance du système nerveux central.

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